D'après les recherches d'Agnès Renault
Tous deux sont nés à Jumièges. Tous deux  ont émigré à Saint-Domingue. Si Jean-Valentin Vastey y est mort, Nicolas Danger trouva refuge à Cuba. Spécialiste des Normands de Santiago, Agnès Renault nous confie ses notes...

Le 27 juillet 1751, Pierre Danger épousa Marie-Anne Legendre en l'église Saint-Valentin de Jumièges. Il avait alors 24 ans. Comme son père, comme son grand-père, il exerçait le métier de laboureur. Bref, un homme aisé...

Pierre tenait la ferme de la Grange, vaste propriété appartenant à l'abbaye de Jumièges sur la rive gauche de la Seine, section d'Heurteauville.

Quant à son frère, Jacques, il exploitait rive droite le fameux manoir d'Agnès Sorel, au Mesnil, tenu lui aussi des religieux.



Pierre Danger mourut le 16 janvier 1789, "de l'autre côté de l'eau". La Seine étant encombrée de glaces, il fut impossible de transporter son corps jusqu'à Jumièges. Le curé Adam autorisa son inhumation rive gauche, dans la paroisse de Guerbaville.

Dans la guerre d'indépendance


Des cinq enfants de Pierre Danger et Marie-Anne Legendre, Nicolas est celui qui nous intéresse.
Bien avant la mort de son père, il fut chirurgien de son état et, à ce titre, participa à la guerre d'Indépendance des Etats-Unis. Nicolas Danger fut en effet second chirurgien à bord de L'Auguste. On le dit alors originaire de Rouen. Commandé par Bougainville, armé de 80 canons, L'Auguste était l'un des 24 navires du vice-amiral d'escadre de Grasse qui quitta Saint-Domingue le 3 août 1781 pour livrer combat aux Anglais le 5 septembre dans la baie de Chesapeake, face à la Virginie. (Source : Les combattants francais de la guerre américaine, 1778-1783, Henri Mérou. Ed. Motteroz-Martinet, Paris.)
En mai 1782, c'est le comte de Vaudreuil qui prend le commandement de L'Auguste.  Une rencontre déterminante pour Nicolas Danger...

Chirurgien à Saint-Domingue


E
n 1790, on retrouve Nicolas Danger à Saint-Domingue, sur l'habitation des comtes de Vaudreuil et Duras, dans la plaine du Cul-de-Sac, paroisse de la Croix-des-Bouquets. Cette plantation sucrière est gérée par M. Le Cesne.

Payé 4.000 livres coloniales, Nicolas Danger s'attire les louanges de ses employeurs en combattant les épidémies. Tant celles qui affectent les esclaves que les mules. Le Cesne en fait part au comte de Vaudreuil qui, comme la plupart des gros propriétaires, réside en métropole : "Je suis satisfait de M. Danger, votre chirurgien... J'attribue à son zèle et ses soins la guérison de beaucoup de vos esclaves attaqués par une maladie dangereuse..."

Un jour, Rosine, jeune et robuste esclave, décède subitement, Le Cesne ordonne à Nicolas de pratiquer une autopsie. Celui-ci conclut à une grossesse extra-utérine. Parfaitement formé, l'embryon sera conservé dans une solution de vin.
 Nicolas assistait la sage-femme, Brigitte, et gardait un œil sur les femmes enceintes, logée dans un bâtiment spécial. Le Cesne soupçonnait en effet cette accoucheuse d'être aussi une faiseuse d'anges.

La plantation, forte de 400 esclaves, dispose d'un hôpital. Il s'y trouve en moyenne une trentaine de personnes malades, vieillards, infirmes, femmes grosses. En 1791, Nicolas est assisté de trois hospitalières. La première, esclave créole, se prénomme Marie-Michelle, elle a 50 ans. La seconde, Zabeth, est âgée de 44 ans. Enfin la plus jeune, 31 ans, s'appelle Marie-Louise Vermandois. Brigittte, 40 ans, les assiste.

A l'occasion, Nicolas transmet à Le Cesne ses observations sur cet hôpital. Le gérant adresse un état mensuel de la plantation au comte de Vaudreuil. Ainsi sait-on qu'en juin 1791, Barba, un esclave de 71 ans, meurt d'hydropisie. Deux enfants, Pierre-Charles et Vincent, succomberont d'un flux de sang. Probablement une dysenterie. On soigne aussi un jeune homme du Tétanos, Mercure, qui a peu de chance d'en réchapper. Deux autres vieillards sont près de la mort. Pour le gérant, elles ne représenteraient pas un perte. Le plus grand malheur serait qu'elles survivent...

Les malades souffrant du pian sont isolés dans des huttes. Leur traitement consiste en des remèdes africains. On prend t aussi un soin particulier des nouveaux esclaves durant leur première année de captivité, période d'acclimatation avant qu'ils ne prennent toute leur place aux travaux agricoles. Rien qu'en septembre 1790, 14 sont achetés : 7 hommes et 7 femmes, tous en bonne santé. Le Cesne informa ses employeurs qu'ils payaient "leur tribut au climat mais réussiraient à endurer..."

On procède à des vaccinations préventives aux éruptions de variole. L'année 1772 reste dans toutes les mémoires. Partie d'un navire négrier, une épidémie avait fait 1.200 morts au Cap-Français. En mai 1792, la variole fait son apparition dans les plantations voisine. Le Scene se dit prêt à faire vacciner 30 esclaves si jamais elle apparaît sur l'habitation Vaudreuil.

A la Révolution haïtienne, les habitations Vaudreuil sont la proie des flammes. Nicolas Danger trouve refuge à Cuba et voici donc les notes d'Agnès Renault.


Réfugié à Santiago



Le soir tombe sur Santiago. (Photo : Laurent Quevilly).

A partir de 1791, des colons de Saint-Domingue se réfugièrent à Cuba et tout particulièrement à Santiago, fuyant les guerres civiles des Révolutions française et haïtienne. Ils en furent expulsés en 1809, en raison de la guerre franco-espagnole, mais certains d'entre eux firent le choix d'y revenir quelques années plus tard, suivis par d'autres français qui venaient parfois directement de métropole. Ces mouvements migratoires furent importants pour la région orientale de Cuba, sur le plan démographique – plus de 18.000 français séjournaient à Santiago de Cuba au début de l'année 1804 – ainsi que sur les plans social et économique : certains colons s'installèrent définitivement dans la juridiction orientale initiant toute une économie de plantation dans la Sierra Maestra.
(Agnès Renault, thèse de doctorat).

1804, c'est précisément l'année où Agnès Renault localise Nicolas Danger à Santiago-de-Cuba, l'ancienne capitale de l'ïle. Le 5 août, il est choisi avec sa compagne, Marianne D’Orléans pour parrainer une petite fille prénommée Anne et née de Pierre Martel et Marie-Françoise Duval. Le baptême eut lieu dans la cathédrale.

Médecin chirurgien autorisé à rester par la Junte de Vigilance lors de l'expulsion des Français, Nicolas était sous la protection de François Hugon, un Français naturalisé Espagnol. (
AGI Cuba 1544 n°2430)

En 1810, Nicolas Danger est encore recensé en la ville de Santiago de Cuba en qualité de médecin.


Les esclaves de Nicolas Danger


Le 28 juin 1813,
pour 150 pesos, Juan Felix Sola, natif de Santiago-de-Cuba vendit à Don Nicolas Danger, résidant, une mulâtresse nommée Maria Juana, âgée de 16 ans. AHPSC 359 f172v.
Cette même année, il est dit « naturalisé espagnol »
AHPSC 244 f230.

Le 15 février 1814, Nicolas Danger acheta cette fois la créole Maria Dolores pour 400 pesos à Manuel Dominguez.
AHPSC 9 f10v.

Ses dettes


Le 19 septembre 1814, Nicolas Danger déclarait devoir, solidairement avec Jean-Baptiste Despaigne, la somme de 1.180 pesos à Don Pedro Antonio Cardona. La dette était remboursable dans les 18 mois et garantie sur les biens présents et futurs.
AHPSC 360f256. En marge, un main ajouta : payé le 16 août 1816.
Danger et Despaigne firent manifestement un autre emprunt car le 7 mars 1815, ils déclarèrent devoir 1.120 pesos à Cardona. Somme qu’ils rendirent le 26 avril 1816 comme prévu.
AHPSC 361 f73v.

Il émancipe une esclave



Le 1er janvier 1817, Nicolas Danger déclare avoir reçu, dès 1803, la somme de 920 pesos de la Noire Maria Oliva allias Jinete, pour son affranchissement et celui de ses deux enfants mulâtres âgés de 13 et 15 ans. Elle était donc probablement restée chez Danger, puisque ce dernier précisait qu’elle avait trois autres enfants de 10, 7 et 2 ans qui étaient naturellement libres car nés après la remise de la dite somme. Maria Oliva avait donné cette fois de l’argent pour l’affranchissement de ses deux filles majeures, une Noire de 20 ans et une de 18 ans, ainsi qu’une petite fille. Danger avait donc reçu au total 1.070 pesos pour les différents affranchissements (sans compter ceux nés libres).
AHPSC 363f1v.

Danger possédait une caféière voisine de celle de François Dupré à Guaninicum.
AHPSC 248f52v.

Le 8 mai 1817, Eugénie Lalave vend à J. Santiago Danger, "Français résidant", un Noir créole de Saint-Domingue âgé de 16 ans pour 300 pesos. Ce Santiago semble être le fils de Nicolas. AHPSC 363 f121v.

Le 16 mars 1819, Paul Leblon vend à Nicolas Danger et J. D’Espaigne un Noir mandingue de 30 ans pour 300 pesos. Seul Danger signe cette transaction.  AHPSC 250 f36v.

Le 21 mai 1820, José Font vend à Nicolas Danger 3 chevalées et ¾ (la caballeria est une unité de superficie) dans le district de Matayaguas, à 5 lieues de la ville, pour 2.000 pesos, terrain acheté aux héritiers de Josefa Palacios (au nord la rivière Guaninicum, sud, ouest arroyo Gil). AHPSC 366 f146v. Cette terre est une hacienda de café portant le nom de San Nicolas.

Le testament de Nicolas Danger

 
Malade, alité, Nicolas Danger rédigea son testament le 5 mai 1824. On le dit natif de la paroisse de Jumier, département de la Seine Inférieure, fils légitime de P. Danger et de Doña Marie Anne Legendre, originaires du même lieu, décédés.
Une image ancienne de l'église Santa-Lucia. [Banque d'images de la faculté des constructions, université d'Oriente]

Nicolas demanda une sépulture à l’église Sainte-Lucie et désigna ses exécuteurs testamentaires : Jean-Jacques Bonne et Joseph Dufourg. Ses héritiers universels furent Mariana Dorleans et son fils Jean-Jacques Thémistocle né de la dite Mariana Dorléans
.

Parmi ses dernières volontés, Nicolas Danger demandait que soient pris sur ses biens 20.000 pesos destinés à ses frères don Jean, don Jacques et don Pierre Danger, somme qui devait leur être remise dans un délai de cinq ans. Si certains d’entre n’existaient plus, alors la somme devait aller à son fils naturel. Le comptable était J. Sillegue. Danger avait deux interprètes : Casamayor et Javier Borguellas. AHPSC 75 f115.

En 1826, Nicolas Danger était toujours vivant.
AHPSC 77f36

N.D.L.R.


Nous avons retrouvé la trace de Nicolas Danger dans Le Journal du Palais. C'est 12 juin 1833 qu'il mourut à Santiago, laissant une compagne et un fils naturel reconnu. En Normandie, ses frères et sœurs étaient morts.
"La dame Danger qui avait des droits à réclamer sur la succession de son mari,
précise la gazette, forma une demande en partage. Dans l'instance, intervint un sieur Jean-Thémistocle Danger, enfant naturel du défunt. Après diverses contestations, on dressa la liquidation de la succession."
Le notaire attribua au sieur Jean-Thémistocle Danger les trois quarts de l'actif. Cette attribution fut contestée par les neveux et nièces du défunt, qui soutinrent que, dans l'espèce, les droits de l'enfant naturel n'étaient que de moitié.
L'affaire fut portée devant le tribunal civil de Rouen, qui, le 30 novembre 1839, sur le rapport de M. Denuis, juge, maintint Jean-Thémistocle dans ses droits. Le jugement fut confirmé le 14 juillet 1840 par la cour royale de Rouen. Cette affaire entra dans les manuels de jurisprudence.

La descendance de Nicolas Danger


Don Santiago Danger. Nous voyons apparaîtrer tantôt Jean-Jacques Thémistocle comme étant fils de Nicolas Danger, tantôt un Santiago Danger qui semble être le même personnage, Santiago étant la traduction de Jacques.

Né vers 1800, un Jean-Jacques Danger épousa à Santiago de Cuba Catalina Garcia dont il eut Isabelle Artemise en 1821. Santiago Danger aurait convolé en secondes noces avec une Martinez. Un document atteste la filiation suivante : "Feliú agrego D. Santiago Danger hijo de D. Nicolás."On y apprend qu'en 1847, Santiago achète à José Feliu la plantation de café San Juan qu'il ajoute à celle de San Nicolás, soit cinq  caballerias. La transaction eut lieu devant le greffier José Utarte. Il est fait mention en cet endroit d'une autre plantation, La Conception de Cujabo, qu'il possédait déjà durant la guerre, adjacente aux autres. (Jurisprudencia Civil de Cuba, volume 32, page 49, second paragraphe)
Une finca San-Nicolas existait bien à Las Yaguas, au nord-est de Santiago, non loin de la Gran Piedra. En 1873, dans ce même quartier, il est avéré que Santiago Danger possède effectivement une autre plantation appelée La Conception. Nous sommes alors sous la guerre des Dix ans (1868-1878), première tentative d'indépendance. Nombre de cafèteries sont brûlées, occupées par les insurgés, abandonnées ou en vente. Danger, lui, tient bon et demande une réduction d'impôts. L'année suivante, il compte encore 23 esclaves, plus précisément 13 hommes et 10 femmes. A Cuba, l'abolition de l'esclavage n'est intervenue qu'en 1886.  Santiago Danger assurent ses descendants, introduisit le poivre et la cannelle à Cuba. Il cultivait aussi une quinzaine de variétés de bananiers qui lui procuraient l'ombre nécessaire à ses plants de café.
Santiago aurait été impliqué dans un armement de navires marchands à Santigo-de-Cuba en compagnie de Prudencio Casamayor dont Danger père avait été le comptable.
A la mort de Santiago Danger, son épouse, se souviennent ses descendants, aurait été spoliée quant au partage des biens. Formant deux branches familiales antagonistes, Santiago aurait eu une douzaine d'enfants. On les retrouve comme propriétaires, apiculteurs, impliqués dans les mines de cuivre du Cobre. Parmi eux:

Gumersindo Desiderio de la Caridad Danger Martinez. Né en 1873, c'est un "enfant de vieux".  Il aurait eu pour frère aîné, ou demi-frère un certain Domingo Danger que l'on voit apparaître dans un document de 1847.
Gumersindo sera marié à Maria Caridad Espino Herrera, surnommée Cachita.
Gumersindo débute dans les affaires à Guantanamo. En mars 1900, on trouve trace d'une transaction. Il reçoit trois dollars pour deux douzaines de parpaings destinés au bureau du quartier général de la cinquième division de cavalerie de l'US Army. Nous sommes durant l'occupation qui suit la guerre franco-américaine. Le versement est effectué par le Lieutement L.D. Cabel, du service financier.
(Recettes et Dépenses à Cuba du 1er janvier 1899 au 30 avril 1900, Volume 1 - Congrès des États-Unis Congrès, Comité sénatorial des relations avec Cuba).
En mars 1905, Gumersindo possède le magasin La Azucena et loue sur place un espace de 10 mètres sur 14,40 avec cuisine et salle de bain. L'adresse: Esperansa Garzón de Kindelán.
En 1908, le magasin est localisé rue Calixto Garcia Sur, n° 10, à l'angle de la rue de l'Indépendance. L'enseigne: Société Danger et Cie. Son directeur est Antonio Sanchez.
(El estudio: Boletín de derecho, legislación, jurisprudencia y Administración Volume 3 by José Ramirez de Arellano and Juan Ramirez de Arellano, 1907).

A cette époque, le magasin est transféré à Santiago de Cuba où Danger se rend aussi propriétaire du Palo Gordo, attesté encore en 1
880, à l'angle des rues Estrada Palma (ajourd'hui Santo Tomás) et Sanchez Echevarria (San Jerónimo). Il est dit que son nom tient du gros poteau qui supportait une lanterne devant l'établissement.  Fondé vers 1800 par Juan Bacardi, Quincaillerie, magasin de jouet, El Palo Gordo est le plus ancien établissement commercial de Santiago. (Crónicas de Santiago de Cuba, Carlos Forment, 1953).
Plus tard, après avoir fermé La Azucena, Gumersindo Danger construira un nouveau bâtiment rue Jose A. Saco (aujourd'hui Enramada) au n° 422. Dans ce nouveau Palo Gordo, on vend toujours de la quincaillerie mais aussi de la soie, de la papeterie. Le magasin occupe le rez-de-chaussée. 
Gumersindo vit au premier avec sa femme, son fils et la famille de ce dernier. Au second étage vivait la fille de Gumersindo, son mari et ses enfants.
A Santiago, un document du 24 janvier 1924 semble indiquer que Gumersindo Danger ait possédé une ferme, la Finca San Fermin. A moins que ce nom désigne les terres où le nouveau Palo Gordo fut construit.


Le magasin des Danger se situait au n° 422 de la rue Enramada.

Gumersindo eut à mener un procès contre un autre établissement de la rue Enramada appelé aussi Palo Gordo et qui fut la propriété de  Benito Alonso Castro, frère du fondateur de la Casa Grande, Higinio González et le Dr Francisco Dellundé Muestelier (Oriente contemporaneo (1942-1943). Cet établissement est devenu un restaurant et un bar connu sous le nom de Fontana de Trevi.
On trouve à un certain moment un Palo Gordo de Santiago géré par Aders & Cia avec succursales à Manzanillo et Guantanamo.


Le second Palo gordo, calle Enramada, Santiago de Cuba, contre lequel Danger mena un procès.

Sur la fin de sa vie, Gumersindo Danger Martínez fit de son gendre, Francisco Vigil, le co-propriétaire du Palo Gordo, avant de mourir mourir, le 14 septembre 1959. (Ref. Memoria by Alfredo Zayas y Alfonso 1923 — Ref. Cantó el manisero by Elizabeth Aguilera Díaz-1981).

Gumersindo Eduardo Danger Espinoest né le 13 octobre 1908 à Santiago. Après de brillantes études secondaires au collège Dolores de Santiago, il obtient à 20 ans son doctorat à la faculté de Droit de La Havane (Colegio de Derecho).


Danger est ici au centre devant le colegio de Derecho de la Havane.

Il enseigne à son tour à l'université et devient avocat dans un cabinet privé. O
n trouve sa signature dans la revue internationale de Droit. Parlant parfaitement l'anglais, il possédait aussi le français et l'hébreu. Il affronta le Havanais, Capablanca, champion du monde d'échecs de 1921 à 1927 ainsi qu'un sien cousin, le Docteur Luis Danger. Gumersindo était aussi un excellent joueur de billard. Jusqu'en 1949, il habite  422, rue José A. Savo puis fait construire une maison à Vista Allegre, le quartier chic de Santigao, 310 rue 9. Il est magistrat à la cour supérieure de Santiago lorsque, en 1959, les frères Castro lancent la Révolution. Emigré à Puerto-Rico, il fut analyste à la division gouvernementale de gérance et collabora sur la fin de ses jours aux entreprises crées par son fils.
Gumersindo, deuxième du nom, était l'époux d'Angela Camp Alvarez, la fille des propriétaires du rhum Matusalem qui lui donna quatre enfants: Myrna, Gumersindo, Dulce Maria et Eduardo. C'est lui qui transmettra à sa famille l'information selon laquelle son propre grand-père s'appelait Danger Dorléans. Il est mort dans son sommeil le 14 janvier 2002 à son domicile de Bayamon.

Gumersindo Eduardo Danger Camp est né à Santiago de Cuba en 1944. Il quitta Cuba après la révolution castriste. On le retrouve un temps à New York puis à Puerto Rico où il dirigera deux entreprises sous le nom d'Unicraft. Il a aidé aussi de nombreux amis et parents à se lancer dans les affaires. Il s'est retiré par la suite à Miami, en Floride.

Gumersindo Edward Danger et
Mickael J Danger, nés en 1966 et 1967 à New York. C'est à Mickael que nous devons la généalogie des descendants de Nicolas Danger. Il avait deux mois lorsqu'il quitta New York pour Puerto Rico. Il est établi à San Diego, Californie.